MELT in school – Vous avez-dit pédagogie inversée ?

Depuis près de 8 ans,  j’interviens, en tant que professionnelle extérieure, dans des formations initiales et continues en communication : Sup de Pub, ISEFAC, réseau CapCom, Trajectoires Tourisme (centre de formation du CRT Auvergne-Rhône-Alpes). Synonyme de transmission de savoir, mais surtout de pratiques professionnelles, la formation est pour moi indispensable. Elle permet de  prendre du recul par rapport à mon métier et de me reposer des questions essentielles sur le « pourquoi » de certaines actions et leur évolution.

Un changement profond de paradigme dans la formation : de la pédagogie transmissive à la pédagogie active

Dès mes premières années d’intervention, j’ai rapidement réalisé que l’enseignement principalement descendant (dit de pédagogie transmissive) que j’ai connu dans mes années d’études supérieures à Sciences-Po et à l’Université de Versailles n’était plus adapté ni aux nouvelles générations et à leur capacité de concentration, ni au monde du travail actuel. Passer d’une pédagogie « traditionnelle » à une pédagogie innovante est devenu un réel enjeu qui demande une remise en cause personnelle du formateur.

Il m’a donc fallu revoir mon approche initiale de la formation. Ne pas tout baser sur un powerpoint de 50 slides. Me placer du point de vue de l’élève, du stagiaire. Pour les amener à développer leurs compétences professionnelles, il faut leur parler d’eux et leur faire parler d’eux. Pour les intéresser, multiplier les études de cas, les supports aux formats divers (vidéo, infographie, tests en ligne) et les techniques d’animation. Le concept de « pédagogie inversée » mis en place par Sup de Pub depuis la dernière rentrée m’a ainsi permis de structurer cette approche et de m’enrichir des expériences de chacun.

La pédagogie inversée, quesako?

La pédagogie inversée est une pédagogie active qui fait de l’élève l’acteur central du processus de formation. Il prépare chez lui le cours grâce à des supports (vidéos, pdf, articles, podcast..) fournis par l’enseignant. Ce dernier contrôle en classe, en début de cours, l’acquisition des notions et donne des précisions sur les points posant question. L’essentiel du cours peut alors être consacré à des travaux de groupe permettant la mise en pratique de la notion étudiée ou à des activités d’apprentissage et de brainstorming innovantes (type world café ou jeux de rôle).

Concernant les modules de communication d’influence et d’événementiel durable que j’ai conçus pour Sup de Pub, j’ai pris le parti de mettre à disposition des ressources simples sur la plateforme de l’école. Powerpoint d’une quinzaine de slides intégrant les notions clés, articles médiatiques, articles de blogs de communication, vidéos… En début de cours, un  QCM d’une dizaine de questions me permet de faire le point sur l’acquisition des connaissances de la séance et d’approfondir certains points. Je peux ensuite consacrer plus de 2h à des cas pratiques réalisés en groupe (sous différentes formes) et à leur restitution.

Cette approche impulsée en formation initiale, je cherche également à la développer dans mes modules de formation continue. Mon objectif : m’appuyer sur le vécu de chacun des stagiaires pour illustrer et enrichir mon module. L’expérience professionnelle de chacun contribue à enrichir la formation et crée des ponts et du lien entre les participants. Idem sur le volet des attentes quant à la formation : un atelier introductif sur ces dernières – par le biais de post-it notamment – permet de briser la glace et de se donner un cap commun. Pour le formateur, cette approche implique qu’aucune formation n’est la même et que le retour des participants, leur situation propre contribuent à enrichir le module.

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